Ma France, Ma princesse,

Demain, tiens tes promesses.

Tu es belle et le monde te sourit

N’oublie jamais, mon amie.

 

 

 

 

Ma France, Mon mystère

De te découvrir à chaque pierre

Si surprenante, si élégante.

France, jamais tu ne m’ennuies.

 

 

 

 

Ma France, Mon alchimie

Tu allies diversité et harmonie,

Régalant le monde de tes mets,

Enivrante de tes vins raffinés.

 

 

 

 

Ma France, Ma déesse

En ta grandeur tu crois

Pour que justice et droit

Dans le monde progressent.

 

 

 

 

Ma France, Mon île,

Dans le monde ta langue de sibylle

Chante dans la bouche de l’espoir

De ceux qui avec toi partagent une histoire.

 

 

 

 

Ma France, Ma famille,

De tous ceux qui aiment ta patrie

Riches de leurs histoires et de leurs origines,

Ils t’ont choisie, soit digne !

 

 

 

 

Ma France, Mon aimée,

Ne sois pas arrogante, ne soit pas violente,

Aigrie, comme une vieille amante

Qui voit ses charmes s’estomper.

 

 

 

 

Ma France, Ma Reine,

De la peur ne devient pas l’adepte

C’est ainsi que ta faiblesse tu acceptes.

France, ne devient pas vilaine.

 

 

 

 

Ouvre ta porte et chante avec amour

Un message respectueux de ton identité,

Liberté, fraternité, égalité,

Le Monde ! La France est de retour !

 Jeanne.

J'espère que mon petit frère aura ce message : je t'aime, tu es génial. Mon coeur est avec toi.

Un milliard de bisous.

Ta soeur,

Jeanne.

Quelques années en arrière, et je me souviens d'une entreprise où j'avais travaillé comme standardiste, pour payer mes études.

Plus un salarié était au bas de la hierachie, plus il venait tôt dans l'entreprise. Je venais donc la première à 7h30, précédant un ballet quotidien de 200 personnes que le directeur venait clore, à 10h00.

J'alternais mon poste avec trois autres salariées. Deux d'entre elles occupaient le même poste depuis 10 ans. L'une était à ce poste depuis 35 ans. Je n'avais pas grand chose en commun avec mes collegues. Je révais de travailler à l'ONU, j'avais vingt ans. Mais j'avais beaucoups en commun avec tous les employés administratifs du groupe : je suis une femme. Dans cette entreprise, quelque soit le niveau d'études, les femmes occupent un emploi au titre ronflant de Secrétaire ou d'Assistante.

Dès 7h30,  perchée sur mon petit fauteuil à l'accueil, mes joues recevaient la bise de 200 bouches, mes jambes étaient carressées par le froid pénétrant à chaque aller et venue. Je tentais de sourire, je tentais d'éviter la crampe maxillaire malgrès les 40 appels minutes auxquels je devais répondre.

Son Altesse Standardiste que j'étais avait bien peu de droit dans l'entreprise. Le premier droit proscrit : sympathiser avec des salariés à un rang hierarchique supérieur au mien. "C'est mal vu" (sic). Second droit proscrit : avoir un cerveau. Quelle idée, lorsque l'on est standardiste, de faire des études supérieures. Je demandais une semaine pour passer mes examens en janvier. Congès -sans solde- accordé sur le papier. La semaine arrivée, je fus contactée par l'entreprise pour remplacer mes collègues standardistes, ayant un déjeuner d'une "importance capitale". J'arrivais, Code Civil et manuels à la main, ce qui fit froncer les sourcils d'étonnement au responsable juridique lorsqu'il passait devant ma table (pouvait-on véritablement parler de bureau?).

Embauchée à 55 francs de l'heure, je découvrais sur mon bulletin de paye que mon salaire était en réalité de 42 francs de l'heure... "la faute au trente-cinq heures", selon le comptable. Le droit du travail, une piètre préoccupation pour l'entreprise. Un exemple interessant d'application des 35 heures. Une partie de la réduction du temps de travail avait été réglée en applicant la règle du "temps non effectif diffus". J'appris donc, que pour 7 heures de travail, j'avais -sans le savoir- 20 minutes de "temps non effectif diffus", c'est à dire, 20 minutes de temps où j'étais présente à mon poste, mais non efficace, et donc non payée... Comme Monsieur Jourdain découvrait qu'il faisait de la prose, je semblais découvrir que je venais au travail,... mais pour ne rien faire. Pour le plaisir...

Dès les débuts de la télé-réalité, l'entreprise a placé des caméras dans les bureaux des salariés, connectées 24h/24h à internet, pour que les internautes puissent alègrement jouir du spectacle des petites fourmis, travaillant (de façon effective ou non) à leur poste.

Un petit hommage à cette entreprise, maintenant que je suis diplômée. 

Dimanche soir plein d'émotions et de tensions. Lundi matin, un gout acre de déception. Puis un sentiment étrange, mélé de soulagement et d'absurde, en voyant notre chef de l'Etat remercier l'équipe de football qui a défendu nos couleurs pendant la Coupe du Monde. Images suivantes : scènes de liesses et drapeaux tricolores en Italie. Rouge, blanc, et vert... il s'en est fallu de peu, d'une nuance dans les couleurs, d'un tir au but mal lancé, pour que la victoire se décline aux trois couleurs : bleu, blanc et rouge. Cette joie que connaissent les italiens auraient été la notre, nous qui avons tant besoin de bonheur collectif, il ne nous manque qu'une seule chose pour être heureux, en ces quelques jours qui précèdent notre fête nationale : le vert, couleur de l'espoir. Et les commentateurs de conclure sur ces images, avec un certain soulagement  malsain, que cette victoire n'allait certainement pas arranger la situation économique en Italie qui ne va pas au mieux.
Flash back, quelques jours avant, constat des journalistes : Zinedine Zidane, virtuose du football, est  la personnalité  préférée des  français.  Cette  place de choix  fut ravie à l'Abbé  Pierre,  combattant de  toujours de la pauvreté. Doit-on y voir un signe que la pauvreté a reculé en France, que la conjoncture économique s'est améliorée ? Que d'autant qui vivent en France ne peuvent se laisser aller à cette analyse. Seul un constat subsiste : c'est un footballeur qui incarne aujourd'hui les aspirations et l'idéal des Français. Zinedine Zidane, fils d'immigrés, enfant de la Castellane, à Marseille, travailleur acharné, dévoué, discret et modeste, malgré son formidable talent de virtuose, Dieu du stade. Avec dévotion les Français ont vibré au rythme des pas divins de l'Equipe de France. Puis ils ont maudit les forces qui ont rapproché Zidane et  Matterazi, joueur italien. Ce dernier deversant un flot d'insultes qui firent perdre la tête à Zidane, tête qui vint percuter la poitrine de Matterazi, propulsé à terre, tandis que Zidane fut expulsé à coup de carton rouge, après dénonciation du quatrième arbitre assistant. Stupeur et incompréhention en France, le dieu s'effondre. Et la polémique de naître et d'enfler sur les propos tenus par Matterazi. Qui est ce monstre qui a détroné le Roi, quels propos orduriers et puants se sont échappées de sa bouche, et ont éloigné la perspective d'un adieu paisible, et d'une communion entre les français et leur dieu du football, en ses derniers instants de jeu.
En pays transalpin, Matterazi est un héro qui a marqué contre la France, Matterazi a conquis la coupe dorée ravissant le coeur des italiens, Matterazi est le dieu du moment.
Matterazi, comme Zidane, a une trentaine d'années. Il a perdu sa mère pendant son enfance, et a connu une adolescence difficile. Son coté "tête brulée" lui vaut une réputation de joueur brutal dans le football italien. Mais la tête brulée, l'enfant blessé a trouvé  une echappatoire :  le football  salvateur,  qui en a fait  pour  quelques  temps, le Prince de l'Italie.
Dieux contre dieux, princes contre princes, les footballeurs laissent parfois tomber la divine parure dont les peuples les ont revêti, pour redevenir des hommes. Et l'enfant de la Castellane et l'enfant blessé se chamaillent, dans un triomphe de la justice privée qui désole les peuples. Grandeur et décadence. N'attant-on pas trop des sportifs qu'ils soulagent nos frustations collectives, ne sacrifient-on pas les hommes aux noms de nos idéaux perdus ?
A Rome, on a fété la victoire au Cirque antique, là où, autrefois, s'entretuaient les gladiateurs pour le plaisir des peuples.

Je fus fort surprise de découvrir que le contenu de ce blog avait pu en choquer quelques uns -qui pourtant ont moins de trente ans, pardon de quarante ans (je dis ça pour mon ami Pierre qui est à coté et qui va mal le prendre).  Pourtant les petites émoticons (gifs animés) que j'avais savament distillés pour donner une ambiance vitruelle bon enfant aurait du dissiper tout malentendu sur mon intention lorsque j'ai décidé d'ouvrir ce blog. Pourtant certains esprits ouverts (je crois que je vais enlever le "s", je ne vise qu'une seule personne, soyons clair)m'ont clairement accusée d'une tendance, ou plutot d'une perversion que l'on nomme exhibitionnisme. Alors, pour reprendre une grande phrase de Madonna dans sa derniere chanson (non pas "like a virgin" comme le dit mathieu) "je suis désolée" (en français dans le texte).

alors non à la guerre! oui à la paix  !

vous n'avez rien compris? c'est un bon signe de santé mentale, autrement dit, c'est normal.

J'en profite pour dire que ON A GAGNEEEEEEEEEEEEEEEEE!!!!!

amis de la poésie, bonsoir!

le temp qui passe

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