Promenade...
Pendant des mois, ce paysage de vacances m'était hostile, les colonnes titanesques du Casino à l'architecture mussolinienne étant le portique d'un temple muet, observant impassiblement une mer noire et froide, caressant des galets gris. Suivant les déesses du temple, j'observais la mer, fumant une cigarette, pétrie de l'espoir d'y trouver la chaleur de la méditerranée qui m'était coutumière. Finallement, lasse, comme l'amant trop éconduit par une belle à la beauté fade, je me laissais convaincre de la banalité du paysage.
J'ai préféré Milan à Rome, car les yeux que j'y posais étaient ceux d'un enfant qui croyait aimer.
J'ai préféré les terrasses ensoleillées de ma Provence aux plages turquoise de la Cote d'Azur, car les yeux que j'y posais étaient ceux d'un enfant qui croyait vivre.
Le soleil est revenu. Mes proches m'ont offert leur compagnie, et outre leur visite, un regard neuf sur le lieu où je vis.Chaque sourire de ceux que j'aime est le plus beau soleil qui puisse illuminer la mer et les batisses rouges et or de Nice. Merci.
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