Nice

Alors que des nuages roses suivent leur céleste pâturage, au loin les collines alpines fendent la nuée de leur étendard, tantôt d'ébène, tantôt d'ivoire.

Puis l'onde prend par petits flots, l'empreinte de l'astre royal, qui se fond dans les roches rouges et Invisibles de l'Esterel.

Les éclats de fraise et de grenadine du ciel et de la mer préparent la nuit, et les mille lumières des palaces répondent aux étoiles.

Tes couleurs, rouge et noir, tel un roman de Stendhal, sont les touches de la roulette du casino de l'été. Mille langues y parlent, mille espoirs d'un repos, d'un oubli.

Et demain, sur ta baie angélique, le soleil prend son éveil.

Les galets ricochent sur la plage, les rossignols chantent dans les bougainvilliers, les fleurs pavoisent dans tes palmiers.

Point n'est besoin de le dire en anglais.

Je t'aime.

Retour à l'accueil