Je pense qu'il faut retourner à mon adolescence pour situer la dernière fois que Maman et moi sommes allées ensemble à la plage. Chose faite. Le soleil, la mer, la légèreté du moment, les petits concerts improvisés, les pic-niques sur la plage, glaces et autres jus de fruits pressés qui nous avaient tant manqués nous accompagnaient durant un week end.
Merci Maman pour ta tendresse et ton sourire.
Je t'aime.
Il y a tout juste deux ans, j'exposais sur ce blog la photo d'un palmier du Port de Sausset les pins -ou d'une autre petite ville des Bouches du Rhone avec casino et port de plaisance- comme l'étandart du bien vivre en Méditerranée. Poursuivant, peut être inconsciemment, la même logique, j'eménageais il y a six mois sur la Cote d'Azur. Le palmier est maintenant dans mon jardin, tandis qu'il me suffit de faire un pas pour être sur la mer, sous la surveillance d'un casino à la sulfureuse histoire.
Pendant des mois, ce paysage de vacances m'était hostile, les colonnes titanesques du Casino à l'architecture mussolinienne étant le portique d'un temple muet, observant impassiblement une mer noire et froide, caressant des galets gris. Suivant les déesses du temple, j'observais la mer, fumant une cigarette, pétrie de l'espoir d'y trouver la chaleur de la méditerranée qui m'était coutumière. Finallement, lasse, comme l'amant trop éconduit par une belle à la beauté fade, je me laissais convaincre de la banalité du paysage.
J'ai préféré Milan à Rome, car les yeux que j'y posais étaient ceux d'un enfant qui croyait aimer.
J'ai préféré les terrasses ensoleillées de ma Provence aux plages turquoise de la Cote d'Azur, car les yeux que j'y posais étaient ceux d'un enfant qui croyait vivre.
Le soleil est revenu. Mes proches m'ont offert leur compagnie, et outre leur visite, un regard neuf sur le lieu où je vis.Chaque sourire de ceux que j'aime est le plus beau soleil qui puisse illuminer la mer et les batisses rouges et or de Nice. Merci.


Aujourd'hui, avant de  visiter ce blog que j'avais délaissé  depuis presque un an,  Capitaine souris m'a  appellée  pour  m'annoncer, sur un ton enjoué, une mauvaise nouvelle.
J'étais dans le train, entre Saint Laurent du Var et Nice, juste après l'hypodrome, quand on m'annonçait que mon disque dur, "Papy", comme je l'avais appellé affectueusement, avait perdu la mémoire.
Perdu... Perdu perdu? Illisible, une sorte de maladie d'Alzeimer pour Ordinateur. Mon papy, la mémoire de ces 4 dernières années de ma vie reste muet dans son sacorphage made in Taiwan de disque dur.
Je pense à toutes ces photos, toutes ces musiques qui m'ont accompagnée pendant quatre ans, mes dernières années d'études.
Après que j'eusse agressé verballement Capitaine Souris, celui-ci me répliquait qu'il m'appartenait de sauvegarder mes données sur une clef. Il me manquait donc une clef...
Ou peut être l'avais-je laissée volontairement, comme celle qui est restée sur une table en formica, il y a deux semaines, dans l'appartement où je vécu deux ans, 11 rue lisse des cordeliers à Aix, ville de mes souvenirs.
Je révais ces instants de légerté éternels, comme un petit nuage dans lequel je m'étais lovée, sous le soleil provençal. Je pensais également vraies mes amitiés légères et simples, mais sincères de mon point de vue.
Peut être est il temps de laisser ses souvenirs derrières soi, aussi beau soient-ils, pour écrire une page neuve de ma vie.
Peut être dois-je accepter ces signes qui m'indiquent d'écrire une page différente de ma vie, que je souhaite mienne.
ti_bug_fck

Français, Françaises mes chers compatriotes à vous qui m'avez apporté si nombreux vos suffrages, aujourd'hui, je vous exprime ma joie et ma profonde gratitude.

Un élan civique s'est levé, la très forte participation, que j'avais appelé de mes vœux, est là. Je mesure la responsabilité éminente et qui m'honore, que vous me confiez ce soir.

Je n'en tire aucune gloire personnelle, vous me donnez une responsabilité majeure, celle de porter le combat du changement pour que la France se relève.

Pour que la France se relève quelle retrouve son optimisme et qu'elle fasse le choix de l'audace et de la sérénité une nouvelle campagne s'ouvre. Dans 15 jours, la France va choisir son destin et son visage.

Je lance un appel a toutes celles et ceux qui veulent que la France fasse triompher la République du respect parce que nous savons qu'il n'y a pas de liberté sans justice, qu'il n'y a pas d'efficacité économique sans progrès social. Nous aurons le 6 mai prochain un choix clair entre 2 voix très différentes.

Et je tends la main a toutes celle et ceux qui pensent comme moi qu'il est non seulement possible mais urgent de quitter un système qui ne marche plus.

Mes chers compatriotes je vous invite à inventer une France neuve a la fois protectrice et dynamique, une France a la fois fraternelle et conquérante et qui permet à chacun de construire et de réussir sa vie.

J'appelle ce soir au rassemblement de toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs du pacte présidentiel, et qui pensent que l'on peut réformer la France sans la brutaliser, qui veulent faire triompher toujours les valeurs humaines sur les valeurs boursières, qui veulent mettre fin aux insécurités et aux précarités qui se sont douloureusement creusées au cours de ces dernières années, qui veulent faire reculer toutes les formes de violence grâce a un ordre juste et à de nouvelles sécurités durables.

Je continue a faire le pari de l'intelligence des français et je refuse de cultiver les peurs. il s'agit de mettre la priorité sur l'éducation, de consolider les familles, d'épauler les plus fragiles et notamment nos anciens et les personnes en situation de handicap dont les conditions de vie se sont gravement détériorées au cours de ces cinq dernières années.

J'entends instaurer des règles justes dans la mondialisation, maintenir en France nos centres de décision et notre tissu industriel, refuser la régression sociale qu'entrainerait l'abandon à un libéralisme effréné.

Nous ferons de l'emploi tous ensemble notre combat principal et nous le gagnerons avec des entreprises performantes et conquérantes, qui respectent les salariés grâce à une démocratie sociale rénovée.

Je comprends la déception de toutes celles et ceux dont le ou la candidate n'est pas au second tour. Mais je voudrais leur dire ceci : Je serai la présidente garante d'un Etat impartial

Car vous le savez, je suis une femme libre comme vous êtes un peuple libre

Je ne suis l'otage d'aucun clan, d'aucun groupe de pression, d'aucune puissance financière.

Nous sommes nombreux et nombreuses aujourd'hui, au delà de notre vote du premier tour, a ne pas vouloir d'une France dominée par la loi du plus fort ou du plus brutal, et verrouillée par les puissances de l'argent ou tous les pouvoirs sont concentrés entre peu de mains, toujours les mêmes.

Avec moi je vous propose de choisir une démocratie ou l'on respire librement avec un parlement qui délibère et contrôle, un gouvernement qui a des résultats et qui rend des comptes un Etat sans gaspillage une justice indépendante des médias pluralistes et des libertés publiques garanties.

Oui, je veux une république refondée et non garrotée un état exerçant une autorité juste et ferme des régions dynamiques des services publics modernisés et performants avec des citoyens libres, éduqués par notre école, conscients de leurs droits comme de leurs devoirs.

Si vous me confiez la charge de présidente de la république, j'aurais à cœur de défendre les intérêts de la France en Europe et dans le monde

Le patriotisme républicain trouvera tout son sens dans la construction d'une Europe socialement et économiquement redressée et capable de peser, dans un mode multipolaire.

Les Français seront appelés à se prononcer par référendum sur le nouveau traité européen, celui ci ne se fera pas à leur insu.

Cette Europe sera au service de la paix, elle œuvrera au dialogue des cultures au co-développement avec les pays du sud et à la préservation des équilibres de la vie sur la planète

Avec vous, je vais rendre à la France la fierté de son histoire qui renoue avec ses valeurs universelles car quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde.

Je veux une France qui renoue avec l'idéal de la République des lumières les droits de l'homme et de la femme et de la citoyenneté qui ont faire sa force et sa beauté. Venez hommes et femmes de France de tous âges, de tous milieux, de tous territoires et de toutes origines, venez ; forces vives de notre belle nation, venez, serrons-nous les coudes, ensemble nous allons rendre le sourire à notre pays. ensemble nous allons conjurer les mauvais démons de la déprime et du déclin.

Chers compatriotes rassemblons nous ce sont nos idées notre idéal qui vont gagner car elles sont au service de la France et des Français, de la paix civile et de l'harmonie sociale.

J'appelle toutes les énergies et l'espérance a se mettre en mouvement pour une France victorieuse, une France présidente, fière d'elle même pour que les Français s'aiment en elle.

Notre victoire est possible car l'audace et la générosité sont la c'est une question de volonté et de cohérence, je les ai. J'ai besoin de vous parce que la France a besoin de vous

Vive la république vive la France

 

Ségolène Royal

Je t’aime en Provence, ma péninsule

Sans qui mon âme est au crépuscule.

Et le brouillard milanais s’abat,

Et comme un vaisseau sans son mat

Je m’affole, je m’étiole, je dégringole.

Comme un bateau sans sa boussole.

Telle à Milan la foule folle

Fait les cents pas à la recherche du sens

A tout va, mon âme balance.

Va, va, va à Milan.

Milan, la ville de ton oubli,

Milan la ville de mon oubli.

Milan, la ville où tu as ta vie.

La ville où les garçons polis

Ont les yeux pleins d’ennui.

 

 

 

 

 

 

Je souffre en Provence, tendre souvenir

D’un horizon azur sans avenir.

Ciel turquoise, Flots d’or, mer d’anisette,

Sur le port de Marseille, je parts en quête

D’une voile menant aux Navigli, sombres canaux.

I Navigli, créés de la main de l’homme ;

I Navigli, salis de la main de l’homme,

Comme notre amour qui coule, insaisissable,

Dans le cours de mes pensées intarissable.

Va, va, va à travers les flots,

Dire à Milan combien je l’aime,

Dire à Milan combien je t’aime.

Milan, la ville de mon ivresse.

La ville qui me fit la promesse

De fermer les yeux sur tes caresses.

 

 

 

 

 

 

Cruelle Provence de mon présent,

Quand je t’aime, je me mens.

Je me rêve fugitive dans le temps,

Prenant le train pour Milan

Où simplement tu m’attends

Avec des yeux d’enfant.

Jeanne.

 

(peinture, I Navigli di Milano, Flavio Olivieri)

le temp qui passe

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

me faire dela pub

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus